L’enfant de Schindler – Leon Leyson

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WOW, je vous retrouve en ce 31 décembre pour la dernière chronique de l’année et pas la moindre !

Ce n’est pas sans appréhension que j’ai commencé ce livre car adorant le thème de la Seconde Guerre Mondiale, je savais déjà que ça allais être une lecture des moins faciles. Et je n’ai absolument pas été déçue ! Depuis que j’ai refermé ce livre il y a maintenant deux jours je n’arrête pas d’y penser.

On retrouve ici, Leon Leyson racontant sa propre histoire, ce qu’il a vécu alors qu’il n’avait encore qu’une dizaine d’années quand le nazisme est devenu tout puissant. Il a échappé de peu à la mort, ainsi qu’une partie de sa famille grâce à la liste du fameux Schindler dont il était le plus jeune inscrit. Finalement dans ce roman, Leon fait plus que nous raconter l’atrocité de la guerre, il nous explique comment Oskar Schindler est devenu son héros, son sauveur malgré que ce soit un nazi, un allemand.

On découvre ici, les horreurs que les juifs ont subi pendant la guerre depuis les yeux d’un enfant car oui, en lisant ce livre j’ai eu l’impression que l’histoire nous était racontée par Leon, l’enfant de 12 ans et non pas Leon, la personne âgée qui s’était reconstruit aux Etats-Unis et qui désormais avait une fin de vie paisibles autour de ses enfants et petits-enfants. Ce qui rend fort ce récit c’est de se dire que c’est pas une histoire racontée d’un point de vue extérieur mais que c’est réellement un homme qui nous raconte comment il a souffert lui, ainsi que des milliers de juifs pendant 6 ans.

Le récit est court, simple à lire. L’auteur, Leon Leyson ne cherche pas à se doter d’un style puisqu’il n’est absolument pas écrivain. Il avait simplement besoin de marquer l’histoire de son témoignage et c’est pour cela qu’il l’a écrit. On ne peut pas lui reprocher ce style assez scolaire puisque de toute façon, le seul but de ce roman est de faire réellement partager sa jeunesse dont il a été privé. J’ai vraiment aimé que ce soit écrit comme si c’était un enfant qui racontait son histoire car j’avais l’impression d’être à côté de lui et de le voir évoluer, grandir, mûrir.

Ce roman m’a permis de découvrir des choses que je ne connaissais pas comme les conditions de vie dans les ghettos, l’entraide qui subsistait mais également l’après guerre, lors de la libération. J’étais naïve de croire que dès la guerre terminée tout était redevenu normal, alors que les juifs continuaient d’être rejetés comme des malpropres et donc dû partir dans un autre pays ou sur un autre continent.

Ce livre m’a également énervé mais pas énervée négativement je veux dire. Vous allez vite me comprendre. Leon avait toujours une once d’espoir comme si tout aller s’arranger, comme si il y avait toujours une solution. Cela était certainement dû à son jeune âge. Il nous raconte son histoire avec douceur, il n’avait même pas envie de se venger à la fin de la guerre alors que moi, plus je tournais les pages et plus je voyais les horreurs commises par les nazis. J’avais envie de balancer le livre, j’étais terrifiée. Je savais qu’il allait s’en sortir mais j’avais peur quand même. Et pourtant dans son témoignage, Leon Leyson n’a pas réellement exposé les cruautés en détails, il s’en est tenu au plus important. De même, son frère avait était emmené par convoi à Auschwitz et pourtant Leon a toujours gardé espoir de le retrouver vivant à la fin de la guerre. J’étais terriblement mal pour lui car je savais qu’il n’y avait pas de chance qu’il le retrouve et d’un côté je me disais qu’il refusais de voir les horreurs en face, après tout ce n’était qu’un enfant.

J’ai également adoré la fin du livre car ça a permis d’en apprendre plus sur la vie de Leon, une fois installé aux Etats-Unis. Un dossier de photo était joint et j’ai vraiment l’impression d’être proche de lui. C’est comme si j’étais liée à lui par son récit, comme si c’était lui qui me l’avais racontée et pas moi qui l’avais lu.

J’ai trouvé cette histoire poignante, magnifique et Leon a été une personne généreuse qui a réussi à partager son effroyable histoire, sa jeunesse volée. J’ai trouvé bouleversant de voir comment il adulait son père, de voir ce qu’il avait dû subir si jeune et également voir le mythe héroïque qu’il avait construit autour de la personne d’Oskar Schindler. Malheureusement il est mort avant que son livre soit publié, mais il a tout de même laissée sa marque. Je finis donc l’année sur un coup de cœur grâce à un sujet qui me touche terriblement, je ne peux que vous recommander ce roman !

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Voici ma dernière chronique de l’année, j’espère qu’elle vous aura donné envie de lire ce livre car je vous assure qu’il en vaut la peine. Je vous souhaite à tous une magnifique fin d’année, un agréable réveillon. On se retrouve vite, en 2015 !

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12 réflexions sur “L’enfant de Schindler – Leon Leyson

  1. lectuuresdefanny dit :

    Ouah !! Quelle belle chronique ❤ Je vois que tu as fini l'année sur une très bonne note *-* Ce livre me tente beaucoup beaucoup 🙂 Je le rajoute à ma Wishlist, il a l'air super intéressant !

    Aimé par 1 personne

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